HUMEURS Mes petits textes

Quand je t’ai croisé

13 juin, 2008

Quand je t’ai croisé,
Rue François Verdier,
T’étais enchanté,
Moi aussi je l’étais,
Un petit peu gênée,
Je t’ai demandais,
Quelle heure il – était.

Quand je t’ai croisé,
Mercredi dernier,
Devant l’épicier,
Où t’allais jamais,
Un petit peu gêné,
Tu m’as dit que t’étais,
Très fraîchement – largué.

Quand je t’ai croisé,
J’ai tout d’suite accepté,
Un petit diner,
Fleurs et chandelier,
Un petit peu gêné,
On a décidé,
D’y aller – de plonger.

Mais quand on est allé,
Dans tes draps douillets,
Ça c’est compliqué,
Ça ne s’est passé,
Comme je l’espérais :

T’as voulu m’enchainer,
Pieds et poings liés,
Le grand chandelier,
Sur mon dos pleurais,
Les épines enfoncées,
Sur mes hanches piquaient,
J’étais affolée – Terrorisée.

T’as sorti un fouet,
En cuir noir tressé,
Et puis t’as fouetté,
Tout ton corps violet,
Sur tes jambes musclées,
Porte jarretelle troué,
J’étais intriguée – Désorientée.

T’as voulu une fessée,
Sur tes fesses bombées,
J’étais enchaînée,
J’ pouvais pas, désolée.

Et, plus du tout gêné,
Je t’ai dit de dégager,
Tes penchants secrets,
T’aurais du m’expliquer,
Avant d’y aller,
Avant de plonger.

J’aurais peut-être dis, Ok,
Si ça t’ plait, Allez !
Détache-moi, stp,
Et pose-moi ce fouet.

T’aurais du m’expliquer,
Avant d’y aller,
Avant de plonger.


Séverine M. dit SM
2008

 

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