Critiques HUMEURS

« Tuer le père » d’Amélie Nothomb

20 octobre, 2011

« Tuer le Père », un titre provocateur, une couv’ rouge sang. Oulala le Nothomb 2011, il va dépoter !

Je suis une fana d’Amélie, non pas pour son excentricité et ses chapeaux burlesques, quoi que cela ne me déplaise pas, mais pour ses livres. « Stupeur et tremblements », « Hygiène de l’assassin », « Métaphysique des tubes », « La cosmétique de l’ennemi » ou encore « Acide sulfurique » sont des romans à lire absolument !

Je vous pose le décor. Nous sommes en août 2011 et comme tous les ans à la même période j’attends l’arrivée du nouveau Nothomb. Comme le beaujolais nouveau, tu l’attends sans vraiment  l’attendre. Sera-t-il bon ? Sera-t-il mauvais ? Et puis tu te dis, ça y est c’est aujourd’hui le Nothomb nouveau est arrivé. Alors tu cours l’acheter, tu regardes ce qui est écrit sur l’étiquette, tu l’ouvres, tu le goutes et… et ça passe pas toujours bien.

amelienothomb-tuerlepere1Alors ce Nothomb nouveau il a quel goût ? Et bin je vais vous le dire.

L’histoire c’est celle de Joe un adolescent passionné d’illusionnisme qui vit seul avec sa mère, qui ne l’aime pas du tout. A la maison c’est le défilé de mecs, plus ou moins sympas, qui couchent avec sa mère. Un jour, elle tombe amoureuse et demande Joe à débarrasser le plancher. L’ado ère dans les rues, il travaille dans des casinos. Talentueux et ambitieux, il compte gagner beaucoup d’argent pas par magie mais grâce à elle. Pour s’améliorer dans ce domaine, il s’incruste chez Norman, l’un des meilleurs prestidigitateurs du monde. Celui-ci le prend sous son aile, lui enseigne ses petits secrets et l’élève comme son fils avec sa femme Christina. Mais Christina est un canon et Joe en tombe vite amoureux. Cette histoire va dégénérée, mais pas trop non plus ce qui est fort dommage.

« Tuer le Père », c’est un livre un peu mou au début qui dès la fameuse page 99 va s’accélérer et devenir plus prenant. A ce moment là du livre, le couple Norman et Christina part comme chaque année dans un festival. Ils sont sous LSD. Cette année, Joe est assez grand pour les accompagner. A-t-il pris du LSD lui aussi ? Telle est la question.

Verdict sur le dernier Nothomb : c’est loin d’être le meilleur mais il est vraiment mieux que le Nothomb précédent. En août 2010, je me souviens. J’avais regardé l’étiquette « une forme de vie », pas terrible. Je me suis dit qu’importe le flacon, pourvu qu’on est l’ivresse. Mais l’ivresse j’ai pas eu. J’ai pris une gorgée… du mauvais vin, je n’ai plus rien bu. J’ai reposé la bouteille sur la table en espérant que le Nothomb 2011 soit un meilleur cru.

En 2012, Amélie me feras-tu rêver comme tu l’avais fais les premières années. Le mois d’août, j’attendrai. Et j’espère de tout cœur que le Nothomb nouveau je le boirai.

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